Jacques Roynette Sommaire Parcours politique | Parcours professionnel | Décorations | Œuvres | Notes et références | Voir aussi | Menu de navigationmodifiermodifier le code: Décret du 28 octobre 1982 : M. Nucci Christian, cesse sur sa demande d’exercer les fonctions de haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie ; il est remplacé par M. Roynette Jacques.: Conseil des ministres du 20 octobre 1982 : Mesures individuelles : nominations.: Légifrance : Décret du 1er décembre 1984 : Il est mis fin aux fonctions de M. Jacques Roynette, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.: Décrets du 7 août 1991 portant nomination de préfets.Décret du 31 décembre 1992 portant mise en congé spécial de préfets.: Décrets du 28 novembre 1997 portant admission à la retraite (administration préfectorale). : « Conques-sur-Orbiel. « Le Piège Calédonien» de Jacques Roynette » », La Dépêche, 15 avril 2002. Site consulté le 31 mars 2013.FRBNF41424965lire en lignelire en lignelire en lignelire en ligneFichier d’autorité international virtuelInternational Standard Name IdentifierBibliothèque nationale de FrancedonnéesBibliothèque du CongrèsWorldCat

Naissance en mai 1936Naissance en Seine-et-MarneÉlève du lycée CharlemagneHaut-commissaire de la République en Nouvelle-CalédoniePréfet des Côtes-d'ArmorPréfet de la VendéePréfet du GardMaire de Seine-et-MarneConseiller général de Seine-et-MarnePrésident du conseil général de Seine-et-Marne


Saint-Germain-sur-MorinSeine-et-Marnehomme politiquehaut fonctionnairefrançaisENAhaut-commissaire de la République en Nouvelle-CalédonieHienghèneParti socialistelycée Charlemagneécole normale d’instituteursMelunSeine-et-MarnePierre MauroyGaston Defferrehaut-commissaire de la République en Nouvelle-CalédonieKanaksFLNKSautodéterminationLifouCanalaEloi MachorosénateurDick UkeiwéRPCREdgard PisaniHienghèneJean-Marie TjibaouNouméaOuvéamétropolepréfet des Côtes-d’Armorpremière cohabitationpréfet de Vendéepréfet du GardConques-sur-OrbielAudeLanguedoc-Roussillon





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Jacques Roynette

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Fonctions

Préfet
Gard
1991-1993

Maurice Joubert (d)

Roland Hodel


Président
Conseil général de Seine-et-Marne (d)
1979-1982



Maire de Vert-Saint-Denis (d)
1971-1983












Biographie
Naissance

19 mai 1936Voir et modifier les données sur Wikidata (82 ans)
Saint-Germain-sur-MorinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité

FrançaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation

Lycée CharlemagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Haut fonctionnaire, homme politique, enseignantVoir et modifier les données sur Wikidata


Jacques Roynette, né le 19 mai 1936 à Saint-Germain-sur-Morin (Seine-et-Marne)[1], est un homme politique, enseignant puis haut fonctionnaire français, sans être issu de l'ENA, et avec un parcours atypique. Comme haut fonctionnaire, il est notamment haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie et est confronté à des troubles entre Caldoches et Kanaks indépendantistes, et à une fusillade, à Hienghène, qui fit dix morts parmi les Kanaks. Il est également membre du Parti socialiste (PS).




Sommaire





  • 1 Parcours politique


  • 2 Parcours professionnel


  • 3 Décorations


  • 4 Œuvres


  • 5 Notes et références

    • 5.1 Notes


    • 5.2 Références



  • 6 Voir aussi

    • 6.1 Sources





Parcours politique |


  • Maire de Vert-Saint-Denis (1971-1983)

  • Conseiller général du canton de Savigny-le-Temple (1976-1982)

  • Président du conseil général de Seine-et-Marne (1979-1982)


Parcours professionnel |


Ce fils d'enseignant, après être passé par le lycée Charlemagne à Paris et l’école normale d’instituteurs de Melun, est tout d'abord simple enseignant lui aussi : instituteur puis professeur au collège et directeur adjoint de collèges en Seine-et-Marne[2],[1]. De 1980 à 1982, il devient président-directeur-général de la Société pour l'équipement de la Seine-et-Marne[1].


Le 28 octobre 1982, il est nommé, par le gouvernement de gauche de Pierre Mauroy et le ministre de l'intérieur Gaston Defferre, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie
[3][4],[5]. Dans ce poste, il est confronté à des tensions importantes dans la population de l'île, entre Européens métropolitains, Caldoches, Kanaks et métis. Les militants indépendantistes du FLNKS veulent obtenir un référendum d'autodétermination sur le territoire. . La tension est autant raciale que politique, bien que l'important métissage chez une bonne partie des Caldoches et une partie des Kanaks ne permette pas de réduire la problématique à une simple opposition "blancs/noirs".
Le 6 septembre 1984, un nouveau statut pour l'île prévoit la tenue de ce référendum, mais dans cinq ans, ce qui est jugé trop lointain par les indépendantistes. La situation continue à se dégrader. Les Caldoches se sentent menacés suite à des incendies et des pillages répétés de maisons d'éleveurs caldoches, sans que les pouvoirs publics et en particulier le Haut-Commissaire prennent la mesure de la situation.
Le FLNKS perturbe les élections territoriales de mi-novembre 1984 : ainsi, à Lifou, le maire brûle lui-même le matériel électoral et à Canala, l'un des principaux leaders du mouvement, Eloi Machoro, détruit les urnes à coups de hache. La photo est diffusée dans les médias du monde entier[6]. Les appels au calme du Haut-Commissaire ne sont pas écoutés[7]. Le sénateur Dick Ukeiwé, président du parti pro-Français, le RPCR, met la pression sur Jacques Roynette en lui déclarant : « C'est à vous de faire régner l'ordre. Le gouvernement que je préside vous met solennellement en demeure de prendre les dispositions pour que la paix civile soit rétablie dans les plus brefs délais. Faute de quoi, avec mon gouvernement, avec l'aide de la population, j'assumerai toutes les responsabilités nécessaires à la sauvegarde de la sécurité des personnes. »[8]. Le 1er décembre 1984, un décret rappelle Jacques Roynette en France métropolitaine[9].
Mais dans la nuit du 4 au 5 décembre 1984, alors que son successeur Edgard Pisani, muni de plus de pouvoirs qu'il n'en a jamais eu[2], n'est pas encore sur place, des Caldoches métis, lassés par les exactions répétées (pillages, incendies, massacre de bétail), et devant l'inaction des autorités, se constituent en auto-défense, montent une embuscade à Hienghène. Dix Kanaks indépendantistes sont tués, dont deux frères de Jean-Marie Tjibaou, chef indépendantiste. La fusillade provoque la mise en place de barrages dans l'île par les Kanaks, barrages que Jean-Marie Tjibaou fait lever pour tenter de calmer les esprits[10],[note 1]. Quelque temps plus tard, l'un des acquittés est abattu chez lui en Brousse, son meurtrier ne sera jamais retrouvé. Quatre ans durant, de 1984 à 1988, cette île aux antipodes, ce caillou, va vivre au rythme des émeutes, comme celle du 8 mai 1985 à Nouméa, et des massacres comme à Hienghène en décembre 1984, et Ouvéa en mai 1988.


De retour en métropole, Jacques Roynette est successivement préfet des Côtes-d’Armor de 1985 à 1986, préfet placé hors-cadre en 1986, sous la première cohabitation, puis de nouveau préfet de Vendée de 1989 à 1991, et préfet du Gard de 1991[11] à 1993[12].


Il prend sa retraite en 1998[13] a vécu à Conques-sur-Orbiel (Aude, Languedoc-Roussillon) où il rédigea Le Piège calédonien[14]. et vit actuellement à Pornic en Loire-Atlantique (44).



Décorations |


  • Officier de l’ordre national du Mérite


Œuvres |


  • Jacques Roynette, Le Piège calédonien, 2009, L’Harmattan, 216 pages (ISBN 978-2-296-07359-3)[15]


Notes et références |



Notes |




  1. Trois ans plus tard, le 29 octobre 1987, les sept auteurs de cette embuscade sont acquittés par la cour d'assises de Nouméa. Le jury était exclusivement composé d'Européens. Ce jugement provoque à nouveau la colère des indépendantistes




Références |



  1. a b et cWho’s Who in France p.1652


  2. a et bL'Express - Michel Labro - 7 décembre 1984


  3. : Décret du 28 octobre 1982 : M. Nucci Christian, cesse sur sa demande d’exercer les fonctions de haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie ; il est remplacé par M. Roynette Jacques.


  4. : Conseil des ministres du 20 octobre 1982 : Mesures individuelles : nominations.


  5. La crise calédonienne - David Dommel - 1993 - p.188


  6. L'Express - Michel Labro - 10 mai 1985


  7. L'Express - Michel Labro - 23 novembre 1984


  8. L'Express - Michel Labro - 30 novembre 1984


  9. : Légifrance : Décret du 1er décembre 1984 : Il est mis fin aux fonctions de M. Jacques Roynette, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.


  10. Le Monde - Frédéric Bobin - 21 octobre 1987


  11. : Décrets du 7 août 1991 portant nomination de préfets.


  12. Décret du 31 décembre 1992 portant mise en congé spécial de préfets.


  13. : Décrets du 28 novembre 1997 portant admission à la retraite (administration préfectorale).


  14. : « Conques-sur-Orbiel. « Le Piège Calédonien» de Jacques Roynette » », La Dépêche, 15 avril 2002. Site consulté le 31 mars 2013.


  15. (notice BnF no FRBNF41424965)



Voir aussi |



Sources |



  • Michel Labro, « Le caillou brûle-t-il? », L'Express,‎ 23 novembre 1984(lire en ligne).


  • Michel Labro, « Le défi kanak », L'Express,‎ 30 novembre 1984(lire en ligne).


  • Michel Labro, « Le plus dur commence », L'Express,‎ 7 décembre 1984(lire en ligne).


  • Michel Labro, « L'île déchirée », L'Express,‎ 10 mai 1985(lire en ligne).


  • Frédéric Bobin, « A la cour d'assises de Nouméa : des « responsables » discrets », Le Monde,‎ 21 octobre 1987.


  • David Dommel, La crise calédonienne : rémission ou guérison ?, Éditions L'Harmattan, 1993, 256 p..


  • Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France, dans les territoires d’Outre-Mer ou à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 2002, 34e éd., 1913 p. (ISBN 2-85784-041-1), « Roynette Jacques », p. 1652.


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