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Commune du TarnAire urbaine de Gaillac


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Brens (Tarn)
Place Principale.

Blason de Brens
Blason

Brens (Tarn)
Administration

Pays

Drapeau de la France France

Région

Occitanie

Département

Tarn

Arrondissement

Albi

Canton

Gaillac

Intercommunalité

Gaillac Graulhet Agglo

Maire
Mandat
Michel Terral
2014-2020

Code postal
81600

Code commune
81038
Démographie

Gentilé
Brensols

Population
municipale
2 296 hab. (2016 en augmentation de 4,32 % par rapport à 2011)
Densité101 hab./km2
Population
aire urbaine
18 794 hab. (2015)
Géographie

Coordonnées

43° 53′ 25″ nord, 1° 54′ 40″ est

Altitude
Min. 103 m
Max. 196 m

Superficie
22,79 km2
Localisation


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Brens




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Brens




Liens

Site web

Site officiel

Brens est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.


La commune est connue pour la présence d'un camp d'enfermement utilisé comme centre d'accueil pour réfugiés espagnols (d'octobre 1939 à novembre 1940), de centre d'hébergement pour réfugiés juifs étrangers (de novembre 1940 à mars 1941), de camp de concentration pour femmes (de 1942 à 1944) et de camp pour « collabos » (en décembre 1944).


Brens a obtenu le label Village étape en 2014.





Sommaire





  • 1 Géographie

    • 1.1 Localisation


    • 1.2 Communes limitrophes


    • 1.3 Relief et géologie


    • 1.4 Hydrographie


    • 1.5 Voies de communication et transports



  • 2 Toponymie


  • 3 Histoire

    • 3.1 Le camp de Brens

      • 3.1.1 Centre d'accueil pour réfugiés espagnols (octobre 1939 - novembre 1940)


      • 3.1.2 Centre d'hébergement pour réfugiés juifs étrangers (novembre 1940 - mars 1941)


      • 3.1.3 Camp de concentration pour femmes (1942-1944)


      • 3.1.4 Camp pour « collabos »




  • 4 Politique et administration

    • 4.1 Administration municipale


    • 4.2 Rattachements administratifs et électoraux


    • 4.3 Tendances politiques et résultats


    • 4.4 Liste des maires



  • 5 Population et société

    • 5.1 Démographie


    • 5.2 Enseignement


    • 5.3 Manifestations culturelles et festivités


    • 5.4 Sports


    • 5.5 Lieux de cultes


    • 5.6 Écologie et recyclage



  • 6 Économie


  • 7 Culture locale et patrimoine

    • 7.1 Lieux et monuments


    • 7.2 Personnalités liées à la commune


    • 7.3 Héraldique



  • 8 Voir aussi

    • 8.1 Bibliographie


    • 8.2 Articles connexes


    • 8.3 Liens externes



  • 9 Notes et références

    • 9.1 Notes


    • 9.2 Références





Géographie |



Localisation |


Commune de l'aire urbaine de Gaillac située dans son unité urbaine, au sud-est de Gaillac.



Communes limitrophes |


Brens est limitrophe de six autres communes.




Carte de la commune de Brens et de ses proches communes.













Communes limitrophes de Brens

Gaillac

Gaillac

Rivières

Gaillac
Brens
Lagrave

Montans

Técou

Cadalen


Relief et géologie |


Commune de Brens est établie sur la première terrasse du Tarn en rive gauche.


La superficie de la commune est de 2 279 hectares ; son altitude varie de 103 à 196 mètres[1].



Hydrographie |


Le territoire de la commune se situe à la confluence du Tarn et du ruisseau de Saudronne ainsi que du Candou elle est aussi arrosée par le ruisseau de Vieulac.



Voies de communication et transports |


Accès par l'A68, et le réseau de transport du département Tarn'bus, ainsi que par le train en de gare de Gaillac desservie par les TER Midi-Pyrénées.



Toponymie |




Histoire |



Le camp de Brens |



Centre d'accueil pour réfugiés espagnols (octobre 1939 - novembre 1940) |


Le 16 octobre 1939, le préfet du Tarn réquisitionne un terrain aux portes de Gaillac situé sur la commune de Brens pour en faire un « centre d’accueil pour réfugiés ». Vingt baraques sont construites. À partir du 15 mai 1940, le camp accueille près de mille réfugiés, Belges, Espagnols et Polonais fuyant la zone occupée. Durant l'été 1940, le camp – utilisé aussi par le centre de démobilisation de Gaillac – se vide.



Centre d'hébergement pour réfugiés juifs étrangers (novembre 1940 - mars 1941) |


En novembre 1940, la préfecture de la Haute-Garonne et le Comité juif de bienfaisance de Toulouse prennent l’initiative conjointe de transformer le camp en « centre d'hébergement pour réfugiés juifs étrangers » pour loger une partie des juifs, sans ressources, qui ont fui l'avance nazie et se sont réfugiés à Toulouse. Le camp héberge 1 600 personnes, dont 400 enfants, près de la moitié d'origine polonaise.


À partir de janvier 1941, la libre circulation à l'extérieur est interdite et début mars, les juifs sont transférés aux camps de Noé et du Récébédou, d'où la plupart partiront pour Drancy puis Auschwitz.



Camp de concentration pour femmes (1942-1944) |


Le 31 décembre 1941, la direction de la sureté nationale fait savoir que Brens a été retenue comme « camp de concentration pour femmes ». Le 14 février 1942, arrivent par camion, depuis la gare de Gaillac, les 320 femmes et les 26 enfants du camp de Rieucros.


C’est une population cosmopolite, constituée à 75 % d’étrangères, comportant une quinzaine de nationalités. Il s’agit de militantes communistes, de syndicalistes, de réfugiées « suspectes » (en majorité, juives allemandes et polonaises), d’Espagnoles révoltées du camp d'Argelès, de prostituées et de droit commun (les prostituées occupant un baraquement à part). Une des occupations dans le camp est de fabriquer des brosses et des balais[2].


La réputation, faite par Vichy, d'être un « camp de prostituées » a persisté jusqu'à nos jours. En réalité, les prisonnières politiques sont nombreuses, et seront majoritaires après septembre 1943 avec l'afflux important de Résistantes et la décision du maréchal Pétain de faire libérer les prostituées.


Le camp est fermé le 4 juin 1944. Les 150 prisonnières sont transférées au camp de Gurs d'où elles ne tardent pas à s'évader.



Camp pour « collabos » |


Le 20 décembre 1944, le camp de Brens reprend sa fonction carcérale en hébergeant 273 collaborateurs tarnais. En juillet 1945, c'est à nouveau un camp « féminin » (267 femmes, 118 enfants) avec des conditions matérielles qui ne sont guère meilleures que pendant la période précédente. Le camp se vide peu à peu de ses occupantes fin 1945 avant d’être brièvement converti en camp de vacances, puis récupéré par son propriétaire.



Politique et administration |



Administration municipale |


Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[3],[4].



Rattachements administratifs et électoraux |


Commune faisant partie depuis le 1er janvier 2017 de Gaillac Graulhet Agglo ancienne communauté d'agglomération du Rabastinois - Tarn et Dadou - Vère Grésigne et Pays Salvagnacois et du canton de Gaillac et elle faisait partie jusqu'au 1er janvier 2017 de la communauté de communes Tarn et Dadou.



Tendances politiques et résultats |


Article connexe : Élections municipales de 2014 dans le Tarn.



Liste des maires |




Mairie.































































Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
février 1896
février 1907
Norbert Pigot
 
 
février 1907
juillet 1923
Louis Déléris
 
 
juillet 1923
mai 1929
Joseph Villa
 
 
mai 1929
mai 1935
François Prat
 
 
mai 1935
octobre 1944
Évariste Gauzes
 
 
octobre 1944
mai 1945
Louis Trinques
 
 
mai 1945
mars 1959
Pierre Almaric
 
 
mars 1959
mars 1977
Joseph Cransac
 
 
mars 1977
mars 1983
Marcel Fontanilles
 
 
mars 1983
mars 1989
Pierre Fabre
 
 
mars 1989
En cours
Michel Terral

PS
Agent de maîtrise

Les données manquantes sont à compléter.


Population et société |



Démographie |


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].



En 2016, la commune comptait 2 296 habitants[Note 1], en augmentation de 4,32 % par rapport à 2011 (Tarn : +2,32 %, France hors Mayotte : +2,44 %).






















Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
8391 0001 0141 0611 2081 2001 2431 3061 314



















185618611866187218761881188618911896
1 2831 2621 2141 2251 2651 2581 2181 1561 176



















190119061911192119261931193619461954
1 1321 1231 1039951 0069929751 0521 063



















196219681975198219901999200620112016
1 0871 2741 4171 3941 3641 5981 9622 2012 296
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)



Histogramme de l'évolution démographique
































Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années :

1968[9]

1975[9]

1982[9]

1990[9]

1999[9]

2006[10]

2009[11]

2013[12]
Rang de la commune dans le département
34
35
40
43
41
34
31
30
Nombre de communes du département
326
324
324
324
324
323
323
323


Enseignement |


Brens fait partie de l'académie de Toulouse.


L'éducation est assurée sur la commune par l'école maternelle Françoise Dolto et l'école primaire Marcel Carrier[13].



Manifestations culturelles et festivités |




Sports |




Lieux de cultes |




Écologie et recyclage |


La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes Tarn et Dadou[14] et du syndicat de traitement départemental TRIFYL.



Économie |




Culture locale et patrimoine |



Lieux et monuments |



  • Chateau de La Bourélie.


Personnalités liées à la commune |




Héraldique |






Blason de Brens


Les armes de Brens se blasonnent ainsi : De gueules à la lettre B capitale d'or.




Voir aussi |



Bibliographie |



  • (de) Mechtild Gilzmer : Fraueninternierungslager in Südfrankreich. Rieucros und Brens 1939 - 1944. Orlanda, Berlin 1994 (ISBN 3929823101)


Articles connexes |


  • Liste des communes du Tarn


Liens externes |


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  • Site officiel


Notes et références |



Notes |




  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.




Références |




  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].


  2. La seconde guerre mondiale dans le département du Tarn dir.Sylvie Desachy Archives départementales 2001 p. 158 (ISBN 2-86081-010-2)


  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.


  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031481.html.


  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.


  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.


  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.


  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.


  9. a b c d et eINSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, 15 octobre 2015(consulté le 10 janvier 2016)


  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, 1er janvier 2009(consulté le 8 janvier 2016)


  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, 1er janvier 2012(consulté le 8 janvier 2016)


  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, 1er janvier 2016(consulté le 8 janvier 2016)


  13. http://www.ville-brens.fr/Les-ecoles.html


  14. http://www.ville-brens.fr/Dechets-menagers.html




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